Le gel de printemps : ce que c’est et comment nous nous y adaptons

Le gel, tous les vignerons le craignent, vous en entendez parlez aux informations et voyez ces, désormais célèbres, images de bougies au milieu des vignes à la télévision. Mais pourquoi est-il si dangereux au printemps ? Et que faisons-nous pour nous en protéger ? Chateau Gaudrelle vous explique tout.

Le gel est plus dangereux au printemps qu’en hiver car la vigne en elle-même est très résistante au froid, elle est en dormance en hiver, elle hiberne à sa manière. Lorsque les températures augmentent, les bourgeons, très fragiles, sortent. C’est pendant cette phase transitoire que le froid peut faire des ravages sur ces bourgeons naissants ! Or, quand nous perdons des bourgeons, c’est de futures grappes qui disparaissent et la production à vendanger qui diminue ! 

Comme les bourgeons peuvent “brûler” par le froid dès -2°C, c’est le branle-bas de combat lorsque la météo nous indique de telles températures à venir. Les alarmes sonnent au milieu de la nuit, les bottes sont chaussées et l’équipe se dirige vers les rangs de vigne pour tenter de les protéger.  Les deux catégories de techniques les plus répandues sont celles de création de chaleur, comme les bougies, où celles cherchant à créer des mouvements d’air afin de ne pas maintenir l’air glacé près des bourgeons mais d’amener de cet air chaud qui est à quelques mètres de hauteur.

Tout espoir n’est pas perdu après une vague de gel car les contre-bourgeons, des bourgeons pas encore éclos situés hors des rameaux principaux qui ont été touchés, peuvent compenser partiellement les pertes. Néanmoins, les contre-bourgeons sont moins qualitatifs que les premiers bourgeons, nous ne voulons donc pas faire reposer notre production de vin uniquement sur eux. 

L’incidence du gel sur les vendanges nous amène à nous questionner sur nos pratiques. C’est pourquoi nous misons pour le futur sur une évolution de nos techniques de taille afin de mieux protéger nos bourgeons. Tout l’enjeu réside dans l’équilibre à trouver entre un recul de la période de taille pour être moins sensible au gel printanier, et la nécessité d’avoir fini la taille dans le vignoble pour la mi-avril. Nous vous en dirons plus l’année prochaine, photos à l’appui !

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